Apprendre à prendre le temps.


Prendre le temps de vivre comme bon nous semble. C’est quelque chose qui est bien trop souvent mis de côté au détriment de notre bien-être. Il est nécessaire de comprendre que chacun possède un rythme qui lui est propre.

Parlons du rythme maintenant :

C’est un sujet qui nous accompagne tous mais dont nous ne prêtons pas réellement attention. C’est aussi un sujet qui est souvent bousculé, et ce, depuis toujours. En effet, on nous apprend à ne pas perdre son temps et à faire les choses rapidement, parfois même au détriment de la qualité. Cette notion intérieure ne nous appartient plus personnellement tant nous nous comparons aux autres. Malheureusement, cette façon de faire n’est pas réellement la bonne, il est plus intéressent et productif de se comparer à une version antérieure de nous-même, mais revenons-en au sujet.



Toujours plus rapide :

Pourquoi sommes-nous continuellement à la recherche de cette « efficacité » ?

Beaucoup diront que c’est pour pouvoir nous sentir intégrés dans une société qui en demande toujours plus et qui va continuellement chercher à mettre en lumière les éléments qui sont les plus efficaces à ses yeux. Il est parfois nécessaire de se laisser le temps de faire quelque chose, ne serait-ce que pour s’y préparer soi-même. Il est donc nécessaire de savoir trouver cette petite voie, tout à l’intérieur de nous qui nous permettra d’accepter de se laisser plus de temps qui mènera en conclusion à une plus grande qualité de vie.


Dissocier son rythme de celui des autres :

Et si nous nous comparions à des oiseaux ?

Parfois, lorsque nous regardons le ciel, nous pouvons observer une nuée de petits moineaux qui, ensemble, volent dans différentes directions. Ils sont tous synchronisés, cependant, certains vont passer devant d’autres et cette magnifique masse volante changera de continuellement de formes.

De même, en imaginant que nous regardions deux buses, un des rapaces les plus répandu en France, nous pourrions observer un membre de l’espèce en train de voler et de chasser alors que l’autre serait posé sur une branche, probablement pour se reposer. Ces deux buses ont exactement les mêmes capacités, la deuxième est tout à fait apte à chasser et à voler aussi vite que la première, mais celles-ci ont dissocié leur rythme de celui des autres membres de leur espèce.

Un autre exemple frappant de cette envie de toujours aller plus vite, est quand un patient vient voir un thérapeute afin de se libérer « rapidement » (et j’insiste sur ce mot) d’un mal-être qu’il ressent. Bien qu’une thérapie soit efficace et libératrice, il faut laisser le temps au temps. Laisser au thérapeute le temps de faire son travail le plus efficacement possible, mais laisser le temps au patient de s’imprégner et d’assimiler intérieurement le travail qui a été fait. Ce temps nécessaire s’appelle le processus de guérison.


S’écouter et se laisser vivre :

Prendre conscience de ce qui est nécessaire pour nous est une tâche assez compliquée. Pourquoi ? Tout simplement car, cela nécessite un travail intérieur, une introspection afin de pouvoir comprendre ce qui est le mieux pour nous.

Cette introspection peut alors se faire de deux manières différentes. Soit nous allons chercher à la faire seul, grâce à une méditation, grâce à une vidéo ou encore grâce à un livre, soit nous allons chercher à être accompagné dans ce processus. Quelle que soit la solution choisie, elle vous permettra de comprendre vos besoins.

A l’occasion, prenez votre temps pour évaluer une situation qui se présente à vous et demandez-vous si le résultat en vaut la peine. Avez-vous mis de côté votre plaisir et votre temps au détriment de quelque chose qui ne vous plaît pas ? Réfléchissez aussi aux changements que vous pourriez apporter afin d’améliorer cette situation et peut-être d’autres similaires.


Apprendre à repérer les signaux alarmants :

Nécessitant une réflexion sur ce qui pourrait potentiellement ne pas être bon pour vous, les signaux alarmants sont des signaux qui pourraient faire en sorte que vous preniez les choses en main assez rapidement. Encore faut-il savoir sortir de sa zone de confort afin de travailler sur ces éléments perturbateurs.

Mais est-ce bon de rester sur vos acquis ? Est-ce bon de fermer les yeux sr certaines douleurs ou autres signaux qui se présenterez à vous ? Normalement, la réponse est évidente : Non.

Même si vous sentez qu’il est compliqué de changer une habitude qui vous rend la vie plus difficile, il est intéressant de travailler dessus même si c’est par étapes.

Et si, pendant un footing, vous trébuchiez fortement en vous abîmant le genou, que feriez-vous ? Continueriez-vous à courir, ou prendriez-vous le temps de vous soigner et de vous remettre avant de retourner courir ? La vie devrait être appréhendée de la même manière.



Et si vous pouviez choisir votre propre rythme au travail ?


Il est important de comprendre quelque chose. Lorsque vous travaillez pour quelqu’un, il y a plus d’une chance sur deux que vous estimiez que vous n’avez pas le temps de faire ce que vous avez à faire. Cela n’est pas lié au fait que vous vous sentiez épanoui ou non dans votre travail heureusement.

Lorsqu’une personne devient auto-entrepreneur ou freelanceur par exemple, elle comprend rapidement que les horaires de travail n’ont pas réellement d’intérêt et que ce qui compte réellement, c’est que le travail soit fait. Le rythme devient celui que vous choisissez et en général, vous prenez plaisir à en avoir un bon, vous permettant de voir que le travail avance comme vous voulez.

Mais prendre du temps pour soi est-il proscrit pour tout autant ?

Chaque personne est unique, il est probable que vous ayez besoin de plus de temps qu’une autre personne pour faire une tâche ou que vous aimiez simplement prendre votre temps. En clair, votre personnalité impacte ce que vous faites et la manière dont vous le faites. Il serait donc bon d’accorder au mieux la façon dont vous ressentez le besoin de faire les choses et le rythme auquel vous faites les choses. Ainsi, vous trouverez un juste-milieu qui sera bénéfique pour votre travail et qui sera en accord avec vous.



Suggestions pour avancer plus vite et mieux :

Fractionner le travail :

Prenons l’exemple le plus extrême et concret : « The Hell Week » ou en français « La Semaine de l’Enfer ». C’est une phase d’évaluation et de sélection pour les navy seals. Le but de cette semaine est de faire dormir le moins possible les participants et de les pousser dans leurs derniers retranchements durant une semaine. Quel rapport avec nous ? Et bien la vision des choses.

Lorsque l’on demande à des participants, qui ont réussi « The Hell Week », comment ils ont fait pour ne pas abandonner, ils répondent tous la même chose : ils fractionnent.

Voir un objectif si compliqué comme étant une seule et même entité est beaucoup trop dure à avaler, alors les participants allaient jusqu’à fractionner chaque exercice comme plusieurs étapes. Et à la fin, le schéma de pensée est simple : faire un dernier petit exercice, puis un dernier, puis un dernier etc…

Faites de même dans votre travail. Décomposez-le en une multitude de petites étapes, autant qu’il en faudra pour que cela vous paraisse plus simple.

Et une dernière chose, ne jamais regarder ce qu’il reste encore à faire en termes de quantité, concentrez-vous au pire sur l’étape d’après.

Connaître précisément vos objectifs :

Ecrivez ce que vous convoitez ou souhaitez atteindre. Réalisez les tâches dans un temps imparti que vous vous êtes fixé et faites attention à ne pas trop faire durer les tâches au-delà de ce qu’elles devraient durer.

Savoir se reposer :

L’humain possède des besoins et ses besoins ont nécessairement besoin d’être assouvis, notamment lorsque ceux-ci impliquent votre santé. En effet, il faut absolument respecter des temps de repos qui vont vous permettre d’être beaucoup plus productifs et qui vont vous permettre de vous sentir mieux. L’autodiscipline est quelque chose qui, dans le fond, est difficile à mettre en place mais, qui dans les faits reste (paradoxalement) bon à mettre en place.

Se tenir à son rythme :

Il sera nécessaire de faire comprendre à votre entourage ainsi qu’à vos collègues que votre rythme de travail est excellent pour votre productivité et que le rompre n’est pas bon pour vous. Que ce soit pour une bonne blague ou une sortie entre amis, il est nécessaire de laisser les temps dédiés à votre travail, pour votre travail. Des moments de pauses ou des jours off sont là pour vous permettre de souffler mais, l’objectif sera de bien rester concentré sur ce que vous avez à faire.

Savoir dire non à des personnes que vous connaissez et que vous appréciez ne veut pas dire que vous ne les aimez ou appréciez plus, c’est peut-être simplement que vous avez envie d’avancer dans ce que vous avez à faire, et ce, efficacement.

Si vous êtes aujourd’hui à la recherche d’un rythme qui sera le bon pour vous, sachez que vous ne le trouverez pas ici par magie mais, avec un peu de recherche, vous pourrez apprendre à créer ce rythme qui vous fait tant avancer sans vous bousculer.


En conclusion :

Obtenir un grand rendement au travail est très souvent stressant. Le rythme peut ne pas être en accord avec la personne que vous êtes et en prime, vous pouvez progressivement oublier de vous écouter.

Gardez en tête que selon les situations, il sera plus ou moins nécessaire de vous donner un coup de collier afin d’avancer comme vous le devriez mais, bien souvent, organiser votre travail étape par étape vous permet le luxe d’y aller au rythme qui vous semble le plus adapté à votre travail et à votre bien-être.




Merci d’avoir lu cet article et n’hésitez pas à rejoindre le groupe (en haut à droite) sur le site du C.H.E.F. et à vous abonner à la Newletter

N’hésitez pas jeter un œil directement sur le site pour plus de renseignements sur ce que vous pouvez trouver au Centre d’Hypnose Ericksonienne France.

37 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout

Bien souvent, il faut aller chercher très loin tout au fond de vous pour trouver la motivation de sortir de votre zone de confort. Il faut donc désirer cette chose que vous souhaitez atteindre, au poi